1945 - 1985 : LES 30 GLORIEUSES, L'ESSOR DE LA SOUS-TRAITANCE

En France, la période des Trente Glorieuses est synonyme d’une montée en puissance de nombreux secteurs industriels comme l’électronique, l’électroménager, l’aéronautique, la téléphonie et surtout l’automobile, principal débouché des entreprises de décolletage de la vallée de l’Arve. Stimulée par un contexte économique favorable, l’activité de sous-traitance d’Anthogyr prend son envol et se diversifie.

Jusque dans les années 1980, la plupart des machines à cames de l’atelier sont ainsi affectées à la fabrication en série de petites pièces destinées aux pompes à injection diesel et, dans une moindre mesure, d’éléments métalliques pour les machines à coudre, machines à laver et même flacons de parfum !


Sous l’impulsion de René et Roger Anthoine, l’entreprise fabrique aussi, dans les années 1960, des moulinets de pêche.

La sous-traitance permet également à Anthogyr de traiter en peu de temps de gros volumes de production qui génèrent des rentrées d’argent servant à financer le développement de produits à haute valeur ajoutée, là où l’activité dentaire nécessite des investissements de longue haleine pour concevoir des prototypes, puis des séries, et enfin assurer la promotion des articles. Au début des années 1980, l’arrivée des premières machines à commande numérique constitue un nouveau tournant pour Anthogyr. 

Les tours Index GE 42, les Top 100 munis d’embarreurs automatiques et les nombreux centres d’usinage qui viennent compléter, au fur et à mesure, le parc des machines traditionnelles, permettent d’augmenter les capacités de production de l’entreprise et de réaliser des pièces plus abouties, à la fois en termes de qualité et de degré de sophistication.

"Anthogyr fait ses premiers pas en sous-traitance sur des marchés de pointe comme la connectique et le médical"

Grâce à ces nouvelles machines ultraperformantes et à sa connaissance des protocoles de production, très rigoureux, liés au monde de la santé, Anthogyr fait ses premiers pas en sous-traitance sur des marchés de pointe comme la connectique et le médical tout en se désengageant, entre 1980 et 1985, du secteur automobile dont la segmentation impliquait l’acquisition d’équipements multibroches hyperspécialisés.